PROTECTION DES FORETS : LABEL AFFAIRE
Les labels de gestion durable de la forêt sont à la mode, comme ils le sont dans tous les domaines, des pesticide au café, des parpaing aux centres d’appels télémarketing !!!
Propres à rassurer les consommateurs effrénés que nous sommes devant la vague, le tsunami de bois exotique qui déferle aujourd’hui en Occident, les initiatives de « gestion durable » des forêts tropicales africaines (ECOFAC) et autres labels de certification des bois (FSC, PEFC, TNT,…) sont, de avis d’Un monde pygmée: un pis-aller nocif, un moindre-mal mortel, un vaste miroir aux alouettes, une escroquerie intellectuelle…..
Bref, le Pygmée n’est pas content.
Doit-on se méfier des labels d'éco-certifications ?
Quand les labels se tirent
dans les pattes
Une vidéo des Amis de la Terre et de l'eco-label FSC pour dénoncer
les pratiques de l'eco-label PEFC
CHEZ EUX
La protection des forêts africaines par leur « gestion durable » ne protège que les intérêts de leurs protecteurs, pas ceux des Pygmées ni des autres locaux
CHEZ NOUS
Cette pseudo-protection débride la consommation de leurs bois (et ceux des autres)
Autopsie d’une forêt tropicale
"gérée durablement"
"gérée durablement"
REGARDEZ :
Voici la photo d’un plan de coupe d'un Plan d’Exploitation et d’Aménagement (PEA) d’une forêt primaire au cœur de l’Afrique, «gérée durablement » par ECOFAC, le programme de la CEE pour la Conservation des Forêts d’Afrique Centrale.
Ce document est en quelque sorte le résultat final et concret du processus de protection des forêts tropicales "gérées durablement" version Union Européenne sur un petit morceau de forêt africaine équivalent à 70 terrains de football.. Il est entre les mains du Chef de coupe qui oriente les bûcherons.
Qu’y voit-on ?
Une parcelle d’1 km de long sur 500m de large, soit 50 hectares ou 70 terrains de foot.
85 arbres d'une vingtaine d'espèces différentes, d'une hauteur d'environ 60m, l’équivalent d’une tour de 20 étages, ont été identifiés (ceux qui sont entourés).
Ils vont être coupés en quelques jours. Soit 1,7 arbres / hectare, en plein dans la norme « autorisée » par les tenants de la « gestion durable » des forêts tropicales.
Au passage, hormis l’unique ébène, l’occidental moyen note quantité d’arbres dont il n’a jamais entendu parler, et dont il n’entendra certainement jamais plus parler : pachyloba, bilinga, bubinga, tchilota, longhi, ako, etimoe, tiama, olon, eyong, yatandza, bosé, pachy, mukulungulu,…
Les bricoleurs reconnaîtront les incontournables ayous, sapelli, sipo, kossipo disponibles à gogo dans toutes les bonnes et mauvaise enseignes de bricolage de notre continent. Et des autres !
Un arbre semencier tous les 10 hectares !!!
Ne subsistent que 5 arbres « semenciers » laissés pour notre avenir, marqués « SS » (un arbre semencier pour 14 terrains de foot !), dont 2 pour les très rares padouck et longhi.
Une paille pour les forestiers…
Rassurons-les, il y a du bois sur la planche : ce n’est que la parcelle E.9 de l’assiette P n°1 du PEA 165 d’une seule scierie d’un pays qui en compte plein, où 90 % de la surface forestière exploitable est sous concession..D’ailleurs, depuis que vous lisez cette rubrique, la même surface de forêt a disparu du globe…
NB : Encore celle-ci est-elle a priori une des mieux gérées par les normes en vigueur dans le pays, sous le contrôle d’ECOFAC, via la société de certification bureau Véritas. Quand la scierie est la propriété de moyen-orientaux ou de chinois, c’est pire.

