Un Voyage chez les Pygmées <<< La République Centrafricaine


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République Centrafricaine


Devise : Unité, Dignité, Travail

Informations utiles 


Hymne national : " La Renaissance " 
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Paroles officielles

Ô Centrafrique, ô berceau des Bantous !
Reprends ton droit au respect, à la vie !
Longtemps soumis, longtemps brimé par tous,
Mais de ce jour brisant la tyrannie.
Dans le travail, l'ordre et la dignité,
Tu reconquiers ton droit, ton unité,
Et pour franchir cette étape nouvelle,
De nos ancêtres la voix nous appelle.

Au travail dans l'ordre et la dignité,
Dans le respect du droit dans l'unité,
Brisant la misère et la tyrannie,
Brandissant l'étendard de la Patrie.

Musique : Herbert Pepper
Paroles : Barthélemy Boganda

Capitale : Bangui

Population : 4,4 millions (2005)

Superficie : 623 000 km²

Langues officielles : sango et français

 


 

 Données géographiques et démographique          Religions          Histoire          Economie         


Tourisme et sécurité         
Climat          Santé          Formalités Visa

 


  

Données géographiques et démographiques

Plus grand que la France métropolitaine et situé au cœur du continent, le territoire centrafricain est la transition entre le Sahel et le bassin du Congo.Les forêts humides (en vert) ne représentent que 6% de la RCA.
Il abrite donc plusieurs écosystèmes (steppe, savane, forêts sèches et dense-humide).
Du fait de la convergence de ces écosystèmes, la Centrafrique est riche d’une faune et d’une flore extrêmement variée au taux d’endémisme très élevé.
La forêt dense-humide ne représente que 7 % du territoire (34000 km²), au sud et au sud-ouest du pays, située elle-même à la convergence des forêts semi-décidues et sempervirentes.
Elle est en outre la limite septentrionale du territoire des légendaires Pygmées Aka.

Peu peuplée, la densité est de 5,4 habitants/km² (contre 19 hab./km² pour le reste du continent).
Il existe trois grands groupes, suivant les zones climatiques du pays : 1)les populations dites "du fleuve" établies le long de l'Oubangui au Sud. 2) celles de la forêt au Sud-Ouest. 3) les peuples dits "de la savane" au Centre, à l'Ouest, au Nord, et à l'Est.
On peut citer : les Banda, Gbaya, Manja, Ngbaka, Issongo, Monzombo, Banziri, Bouraka, Linda, Yakpa, Mboum, Sara, Sango, Yakoma, Zandé, Haoussa, Mbororo, Peulh.... Les Pygmées, non recensés mais présents dans les zones forestières du sud-ouest, seraient environ de 5 à 10 000.
Selon le PNUD, l’indice synthétique de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme 15-49 ans) est de 5,1 ; quant à l’espérance de vie à la naissance, elle est pour les femmes, de 45 ans, et pour les hommes, de 40 ans…
Ainsi, 46 % des habitants ont moins de 15 ans, 50% ont moins de 20 ans, et les plus de 60 ans ne représentent qu' 1,2% de la population totale. 


 

Religions

Chrétiens (35%, dont 20% catholiques, 15% protestants). Musulmans (5%). La majorité (environ 60%) reste fidèle aux religions africaines traditionnelles (animisme, génies, ancêtres).


 

Histoire

 La région était autrefois recouverte de forêts où s’étaient réfugiés les Pygmées qui étaient seuls à l’habiter. La forêt recula progressivement vers le sud, la région fut colonisée par les Bantous et les Peuls.

XVIIIème siècle : Etablissement de la plupart des communautés vivant aujourd'hui sur le territoire centrafricain. Les populations de langue soudanaise quittent la savane pour se réfugier dans la forêt, fuyant les guerriers peuls et les marchands d'esclaves. Les razzias arabes finissent de détruire les dynasties et royaumes noirs. La traite des Noirs ravage la région.
1800 : Ngoura, le leader des Kogobili, fonde la nation Zandé. Aux environs de 1820, le peuple Baya pourchassé dans le nord -ouest par les Foulbé de l'Adamawa s'établit sur le sol
1825 : Le peuple Mandjia s'établit au nord de l'Oubangui
1830 : Début de l'émigration du peuple Banda partant de Fertit vers le sud et l'ouest.
1884 : 20 févr : Au départ de Kinshasa, le pasteur anglais Grenfell découvre le fleuve Oubangui ; 20 avril : Van Gele et Hanssens, agents de l'E.I.C. (Etat indépendant du Congo), entrent pour la première fois dans l'Oubangui. Les territoires situés de part et d'autre du fleuve sont partagés ensuite entre la Belgique et la France en 1885.
1889 :  26 juin  : fondation de Bangui par Dolisie et Uzac. Le pays est livré à l'exploitation des sociétés concessionnaires, qui soumettent les populations au travail forcé
1905 : L' Oubangui-Chari devient colonie française.
1910 : Intégration à l'Afrique-Équatoriale française. André Gide dénonce, dans Voyage au Congo, les conditions de vie imposées aux populations.
1928 à 1931 : Révolte des Gbayas contre le recrutement forcé pour la construction du chemin de fer Congo-Océan et refus de payer l'impôt. La guerre du Kongo-Wara se poursuit jusqu'en 1931. Barthélemy Boganda (le 3ème à droite, avec son écharpe) en compagnie du Général de Gaulle
1946 : Barthélemy Boganda est élu député à l'Assemblée nationale française. L'Oubangui-Chari devient territoire d'outre-mer.
1958 : Le pays devient République centrafricaine, le 1er décembre, au sein de la Communauté française
1960 : Boganda meurt dans un accident d'avion, David Dacko lui succède et devient le premier président du pays.
1960 : Accession à l'indépendance., la République centrafricaine est proclamée.
1966 : Un cousin de David Dacko (et futur "frère" de Valéry Giscard d'Estaing), le colonel Jean-Bedel Bokassa, s'empare du pouvoir lors du « coup d'État de la Saint-Sylvestre ». Il abroge la Constitution et se déclara président-maréchal à vie. Le 4 décembre 1976, il devient l'empereur Bokassa Ier et met alors en place une politique extrêmement répressive dans tout le pays.
1979 : L' « opération Barracuda », organisée par la France, renverse Bokassa et remet au pouvoir David Dacko qui rétablit les libertés fondamentales
1981 : Le général André Kolingba contraint  David Dacko à lui remettre les clefs du pouvoir.
1993 : Des élections sont finalement organisées, et Ange-Félix Patassé est élu Président de la République. Après une instabilité politique et des troubles en 1996, les accords de Bangui de janvier 1997 semblent mettre un terme aux conflits.
1999 : Le président Ange-Félix Patassé est réélu pour un second mandat de six ans à la présidence de la République centrafricaine.
2003 : Le président Ange-Félix Patassé est renversé par son ancien chef d'état-major, le général François Bozizé
2005 : Le général  François Bozizé est régulièrement élu Président de la République au second tour le 8 mai 2005.

 


Economie

Avec un revenu annuel estimé plus ou moins à 350$ / habitant (2007), la Centrafrique, pourtant située dans une région qui n’est pas l’une des plus déshéritée de la planète, est l’un des pays les plus pauvres du continent.
L'économie du pays repose en grande partie sur l’exploitation de la forêt et l'agriculture au sens large (y compris élevage, chasse et pêche), qui fournissent environ 50% du PIB et plus de 40% des recettes d'exportation.
La RCA est également autosuffisante sur le plan alimentaire. Par ailleurs, le pays dispose de ressources minières importantes dont le diamant, l'or, l'uranium, et un peu de pétrole.
Pour diverses raisons, dont le manque de voies de communication, l'économie centrafricaine est faiblement industrialisée. Le pays est situé à plus de 1000 km - par des pistes aléatoires - du port de Douala (Cameroun), et autant de celui de Pointe-Noire (Congo) par le fleuve Oubangui à la navigabilité intermittente et de faible charge.L'ancêtre de l'actuelle CMA CGM

- Focus sur les forêts -

Cet enclavement, vu les coûts de transport, a d’ailleurs longtemps protégé le petit bloc forestier du pays des appétits des industries forestières qui ont commencé à ronger la forêt africaine il y a un siècle en commençant logiquement près des côtes atlantiques.
Si les forêts gabonaises ou camerounaises connaissent actuellement leur troisième « rotation » d’exploitation (une coupe/parcelle/30ans), celles de Centrafrique sont longtemps restées ignorées par manque de rentabilité.
Au grand bonheur des Pygmées…

Mais les temps changent, les techniques évoluent…et les forestiers ont réalisé que les forêts intactes centrafricaines abritaient des arbres d’une exceptionnelle qualité.du sipo acajou : en veux-tu, en voilà...

Sur plus de 300 espèces identifiées, 66 ont un potentiel commercial , une quinzaine sont activement exploitées, dont l’ayous, le sapelli et le sipo (que chacun retrouvera aisément au rayon bricolage de sa quincaillerie préférée….)
La transformation - en madrier, planches ou bastaing - des grumes abattues se fait maintenant sur place ; le séchage du bois transformé, aussi. Ainsi, pour 4 camions de grumes à acheminer vers l’Europe, un seul, chargé de planches, suffit désormais. Les pistes vers Douala sont consolidées, la cadence s’accélère, les forêts se vident.
Au grand dam des quelques milliers de Pygmées qui y vivent encore.



Mise à jour : 07/11/2011

Tourisme & Sécurité

La République Centrafricaine est un grand pays dont certains voisins peuvent être peu engageants, notamment au nord et à l’est – et notre voyage nous conduit depuis de nombreuses années dans la région du sud-ouest, traditionnellement calme.
Bordé au nord par le Tchad, à l’est par le Soudan, au sud-est par la RDC (ex-Zaïre), la République Centrafricaine connaît depuis toujours – ou presque - des problèmes épisodiques et sporadiques à ses frontières nord et est où le tourisme est inenvisageable.
Pour ces raisons, le site du Ministère des Affaires Etrangères www.diplomatie.gouv.fr sur les conseils aux voyageurs en Centrafrique ne change jamais beaucoup. Il reste extrêmement prudent, ainsi que pour beaucoup d’autres pays moins calmes de la région et pourtant bien plus touristiques (Burkina, Cameroun, Mali, Gabon,..).


Carte du site diplomatie.gouv.fr de fev 2011_comme depuis 20 ans, "Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions indiquées en orange sont déconseillées, sauf raisons professionnelles impératives".

Le centre et le sud du pays (à 1000 km du nord) sont en revanche paisibles.
De nombreux expatriés y vivent (bois, diamants, or,...), et il y existe aussi une offre de tourisme de "niche" : on peut, évidemment, aller y chasser le gros gibier ; contempler des éléphants de forêts et partir à 16h15 pétantes à la chasse au filet avec des Pygmées (sic!) à la réserve WWF de Bayanga ; ou même aller barboter une semaine sous le soleil dans une gravière à la recherche de diamants en compagnie de gemmologistes avertis….
Ainsi, chaque année depuis 18 ans, des « touristes » partent à la rencontre des Pygmées Aka dans les forêts primaires de la Lobaye avec le voyage d’ « Un monde pygmée ». Et en reviennent ravis...
 


Climat

Le pays est soumis au climat tropical avec une saison humide de juin à octobre et une saison sèche de novembre à mai.
Au Sud, le climat est de type équatorial, intertropical de Carnot à Berbérati à l'Ouest, subsahélien vers Birao au Nord.
La moyenne annuelle des températures avoisine 26°C. A Bangui les maxima sont de 38°C et les minima de 15°C.
Le pluviomètre indique en moyenne : pour la saison pluvieuse 226 mm (juillet), et pour la saison sèche 5 mm (décembre).

 

 


 

 

Santé

Vaccins obligatoires :
La vaccination contre la fièvre jaune est exigée à l'arrivée.

Elle doit être faite dans un centre de vaccinations internationales, au moins 10 jours avant le départ si la personne ne l'a jamais reçue. Elle prend effet immédiatement s'il s'agit d'une revaccination.

Vaccins conseillés :
Comme toujours et partout, vaccins et rappels (ou immunité) contre :
- diphtérie, tétanos, poliomyélite
- hépatites A et B
Et aussi, éventuellement :
- typhoïde
- rage 

Paludisme :
La protection de la peau et des vêtements par des répulsifs efficaces, et l’utilisation de moustiquaires, restent les premières des protections contre les piqûres de moustiques vecteurs de paludisme mais aussi d’autres affections parasitaires ou virales.
La Centrafrique étant classée dans le groupe 3, le traitement préventif sera uniquement assuré par la prise de Lariam, de Malarone ou de Doxypalu.

 


 

Formalités Visa

Un séjour en République Centrafricaine nécessite l’obtention d’un visa d’entrée pour les ressortissants français.
« Un monde pygmée » et « La Route des Sens » peuvent effectuer gratuitement, pour vous, les démarches d'obtention du visa
Vous pouvez également effectuer directement les démarches auprès du consulat :

Consulat de la République Centrafricaine
30 rue des Perchamps - 75016 PARIS
Tel : 01 45 25 39 74
Fax : 01 45 27 48 11

Liste des documents à joindre pour l’obtention d’un visa centrafricain :
- Votre passeport (n’oubliez pas de le signer !) valable 6 mois après votre date de retour,
- 2 photos d’identité récentes,
- 2 formulaires de demande de visa complétés et signés,

Le visa est valable 3 mois à partir de sa date d’émission pour une durée de 3 mois et pour une seule entrée dans le pays. Le délai d'obtention du visa est d’environ 1 semaine.
Tarif consulaire (au 27/01/10) : 50 € / visa. 

 


 

  

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