Nos projets
L'un est concret et réalisable à court terme ; l'autre est bien plus ambitieux et beaucoup plus aléatoire.
Il s’agit d’une part, d’organiser une aide médicale en direction de certaines pathologies communes à la région (pian, rougeole,..) et d’autre part, d’agir pour la protection intégrale de leurs forêts ancestrales et d’œuvrer pour la restitution de certaines d’entre elles aux peuples pygmées.
Il y a URGENCE pour les deux projets
1. Projet de "mission médicale" à destination des Pygmées des forêts
Devant le si peu d'intérêt exprimé par les principales organisations humanitaires concernant les Pygmées, l'association -qui ne pensait au début que faire du "lobbying" pour soutenir leur cause - s'est résolue à agir par elle-même.
Un Monde Pygmée travaille actuellement à la concrétisation d'un projet de mission médicale à destination de plusieurs centaines de Pygmées habitant les forêts du sud de la Lobaye, entre Mongoumba et M''Bata, voire Loko, qui n'ont évidemment aucun accès à de quelconques soins de santé primaire alors que les maladies qui les affectent sont si nombreuses et, parfois, si faciles à soigner.
Au programme, une priorité : le traitement du pian, maladie défigurante et délabrante qui affecte massivement les Pygmées vivant encore dans les forêts, notamment les enfants de moins de 5 ans, dans une indifférence générale indigne. Pourtant, un antibiotique de base (extencilline) suffit.... (voir notre page Exclusion sanitaire)
Egalement au programme, vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l'hépatite B, la poliomyélite, etc..
Déjà, depuis septembre 2009 et sa participation au tourisme solidaire, 6 % du montant des voyages organisés par l'association sont consacrés à ce projet.
Sans y aller, vous pouvez aussi les aider en adhérant à l'association.
2. Projet de création d’une réserve forestière en Lobaye
Constat
La République Centrafricaine est riche d’un biotope unique situé à la confluence des steppes-savanes du nord/nord-est et des forêts denses humides du centre-sud et du sud.
Elle ne compte que 7,7% de son territoire en forêts humides (mais 6% seulement sont exploitables).
En 2007, environ 90% de ces 6% de forêts sont alloués en concessions aux entreprises forestières.
Consciente des menaces multiples (agriculture, exploitation forestière, déboisement, braconnage, extraction minière,..) qui pèsent sur ses immenses richesses écologiques naturelles. la République Centrafricaine a ainsi créé 17 aires protégées, et signé puis ratifié la Convention sur la diversité biologique.
Aujourd’hui, seules quatre de ces aires protégées (dont deux incluent cependant des permis d’exploitation forestière) concernent les massifs forestiers du sud, alors que le peuple centrafricain, majoritairement rural, est très largement tributaire des ressources forestières (bois de feu, gibier, feuilles de coco, etc…) comme l’est également la population urbaine.
Objectif
Pourquoi là ?
- Cette mince bande forestière, située à la conjonction de deux écosystèmes forestiers (forêts humides semi-décidue et sempervirente) entre la rivière Lobaye et la frontière de la République du Congo, est d’un intérêt écologique considérable.- Profonde seulement d'une dizaine de km en moyenne entre la Lobaye et la frontière congolaise, elle est la dernière frange de forêt dense de la région, et l'ultime réservoir de subsistances pour ses habitants.
- Elle constitue également la zone d’occupation la plus septentrionale des Pygmées Aka, peuple mythique depuis plus de quatre millénaires.
Bénéfices
Cette réserve forestière présenterait de nombreux avantages pour l’Etat et le peuple centrafricain.
Quelques pistes...et espoirs :
- Le GIEC, dont le récent congrès à Bali a lancé l’idée de la « prime à la déforestation évitée » afin que les Etats possesseurs de forêts tropicales anciennes trouvent, sur le plan international, des compensations financières à leur conservation intégrale comme « puits de carbone ».
L’Etat centrafricain peut être de ceux-là.
- L’UNESCO, qui s’est déjà engagée auprès des gouvernements congolais et gabonais dans différents programmes d’aide aux Pygmées (alphabétisation et santé au Gabon, sauvegarde et promotion des traditions orales au Congo)
a déjà proclamé les traditions orales pygmées « Patrimoine oral et immatériel de l’Humanité ».
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En effet, l'UNESCO a aussi un projet de classement au patrimoine de l'Humanité d'une petite partie de ce bloc forestier, précisément dans la région de Mougoumba, concernant très exactement 18 campements pygmées.
- Enfin, l’Institut Forestier de Batalimo (IFB), déjà engagé dans une démarche d’éco-certification dans le cadre du programme Ecofac de la CEE pourrait également être un acteur de ce projet.
Bien gérée, cette forêt serait en définitive une source continue et stable de produits forestiers (gibier, rotin, feuilles de coco, etc…) pour les populations locales, et de la capitale qui n'est qu'à 3-4 heures de route.
L’espoir de notre projet, plus vaste, réside peut-être là, mais il y a urgence !!!
Le projet d’ « Un monde pygmée » s’inscrit comme un complément logique du projet proposé à l'Unesco.

