Les Pygmées de l'Antiquité grecque et romaine
Une légende forgée par les poètes
Nous sommes au VIIIème S. av. J.-C.
L’ignorance laisse alors une grande place à l’imaginaire.
La rumeur de l’existence d’un peuple de très petite taille se répand peu à peu sur tout le pourtour méditerranéen et arrive en Grèce.
Mais les informations manquent : existent-ils vraiment ? Où habitent-ils ? A quoi ressemblent-ils ? Comment vivent-ils ? etc…
A ces questions, d’innombrables auteurs laissèrent libre cours à une imagination débridée.
Homère, Hésiode, Hérodote, Aristote, Pline l’Ancien, Strabon, Ovide, Saint-Augustin pour ne citer que les plus connus, mais aussi Ctésias, Photius, Appolodore, Pomponius Mela, Mégasthène ou Nonnosos, chacun apporta sa pierre à l’édifice….
Ils devinrent aussi un thème de prédilection pour les artistes à travers tout l'Empire romain, de la Lybie à Pompéi....
Les Pygmées n’en demandaient peut-être pas tant....
Naissance d’un mythe
Au VIIIème siècle av. J.-C, les Pygmées font déjà l’actualité littéraire et poétique...
Homère et Hésiode leur ouvrent les portes de la mythologie.
Le premier à les mentionner est Homère, au détour d’un vers relatant leur combat contre des grues.
« On croirait entendre le cri qui s’élève devant le ciel, lorsque les grues, fuyant l’hiver et ses averses de déluge, à grands cris prennent leur vol vers le cours de l’Océan. Elles vont porter aux Pygmées le massacre et le trépas, et leur offrir, à l’aube, un combat sans merci.» (Iliade, III,1-9)
Homère ne fait sans doute là que reprendre, pour l’habiter de Pygmées, la très vielle histoire universelle du combat des paysans contre les grues, une réalité de l’époque du fait du pillage des récoltes et des semences lors de leur migration annuelle. En effet, deux vases du XIVème siècles avant J.-C., dont le cratère mycénien d’Enkomi, illustrent déjà cette chasse.
Le second, Hésiode, les cite aussi lors de l’une des péripéties de l’expédition des Argonautes dans son Catalogue des Femmes, lorsque il énumère des peuples :
« Les Nègres, les Ethiopiens magnanimes
Et les sous-terriens, les Pygmées, ces êtres sans force, (….) »
Surtout, Hésiode fonde la légende du combat mythique d’Héraclès contre les Pygmées, en faisant de ceux-ci des descendants de Gaia, autrement connue dans la mythologie pour avoir enfanté de monstres et d’êtres physiquement anormaux. Sympathique !
Pourtant, de ce combat légendaire contre les grues, plus que celui – pourtant méritoire – contre Héraclès, Grecs et Etrusques forgeront ensuite toutes les représentations ultérieures du Pygmée dans le monde antique.
La lutte contre les animaux du Nil (crocodiles, hippopotames,…) est, elle, une spécificité romaine.
Première représentation mondiale des Pygmées
Il faut encore attendre deux siècles pour que les Pygmées apparaissent pour la première fois avec certitude en Grèce sur un cratère, le « vase François », signé précisément en - 570 av. J.-C. (conservé au Musée archéologique de Florence).
Sur son pied, des Pygmées nus, debout ou juchés sur des animaux, luttent contre des oiseaux aussi grands qu’eux. Si quelques Pygmées y laissent leur peau, d’autres réussissent à capturer des volatiles à l’aide de cordes ou à tuer des oiseaux avec des massues.
Au VIème siècle av. J-C., les Pygmées sont encore représentés sans aucune disgrâce. Pas pour longtemps...
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Etymologie du Pygmée
Les Grecs, c’est connu, avaient l’imagination féconde.
Ainsi, par exemple , bien qu’ils n’aient pas dû en voir beaucoup, la girafe passait pour un croisement de chameau et de léopard, d’où son nom savant encore actuel : Giraffa camelopardalis.
Concernant les Pygmées, les Grecs virent naturellement moins grand.
L’esprit méditerranéen aidant, et toujours sans jamais les avoir rencontré, il les dénommèrent « pygmées » (traduire : haut d’une coudée), ce qui est franchement exagéré.
Mais « pygmée » en grec dérivait également de « ΑΛ(:≡ » qui signifie aussi « poing » et « boxe », d’où leur tempérament supposé combatif.
Les Romains, eux, les appelaient Pygmaei, et utilisaient la même racine, pugnus, pour désigner le poing (et coudée devint cubitus).
Etonnante et paradoxale méprise des balbutiements de l’Histoire pour ce peuple si paisible et non violent.
A quoi ressemblent-ils ?
Si personne ou presque ne doute de leur existence, personne ne sait exactement à quoi ils ressemblent.
En effet, aucun auteur de l’Antiquité n’apporte d’autre description physique que des précisions sur leur petite taille.
Ainsi, Aristote (IVème av. J-C), qui avait suivi Alexandre le Grand en Egypte, l'affirme et le confirme :
« (…) car l’existence de ce peuple n’est pas une fable : il s’agit vraiment d’une race de petite taille (…), et dont la vie se passe dans les cavernes » (Histoire des animaux, VIII, 12).
Une difformité précoce
Aristote ne doute pas non plus de leur difformité, sans en dire plus…
Dans un passage de la Génération des Animaux où il traite de la reproduction animale, Aristote explique que la difformité des Pygmées est d’origine intra-utérine, semblable à celle que connaissent parfois certains petits des mulets et des porcs (sic !) :
« Le produit qui vient à terme est un bidet, c’est-à-dire un avorton de mulet : et en effet du cheval et de l’âne naissent des bidets quand l’embryon a souffert dans l’utérus. Le bidet est comparable au culot de portée chez les porcs : car, dans cette espèce, le petit qui a été mutilé dans l’utérus est appelé un culot de portée. D’ailleurs n’importe quel porcelet peut naître ainsi malingre. C’est encore de la même façon que naissent les pygmées : les parties de leur corps sont mutilées et leur taille se rabougrit au cours de la gestation, et ils sont comparables aux culots de portée et aux bidets » (De la Génération des animaux, II, 8, 748b-749a)
Seul Photius rapportant les propos de Ctésias, médecin grec du Vème siècle av. J-C dans son Histoire de l’Inde, est plus précis :
"Leur membre viril est long au point de leur pendre jusqu'aux chevilles ; il est épais ; eux-même sont camards et laids" (Photius, Bibliothèque, cod.72, 46a-b)
Puis, tout se brouille chez les auteurs romains....
Pendant que Pline l’Ancien rapporte d’autres traditions les situant en Thrace et en Carie, mais « on croit qu’ils ont été chassés par les grues » (1), Philostrate est mi-figue mi-raisin : tantôt il affirme que les Pygmées « habitaient bien sous la terre, et que leur pays était situé sur l’autre rive du Gange, qu’ils vivaient de la manière décrite par tout le monde (…) », tantôt il les situe en Ethiopie :
« On y trouve aussi des races de Pygmées et de peuples qui font entendre diverses sortes d’aboiements, en guise de paroles, ainsi que d’autres merveilles de cette sorte (…). Là vivent les Éthiopiens nomades, sur des chariots, formant de véritables cités, et, non loin d’eux, les chasseurs d’ivoire (...). Les Nasamons, les Cannibales, les Pygmées et les Pieds d’Ombre sont aussi des Éthiopiens et leur territoire s’étend jusqu’à l’océan d’Éthiopie, où s’aventurent seulement les navigateurs qui y sont entraînés malgré eux. » (2)
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D’ailleurs,
où habitent-ils ?
Personne ne sait au juste.
Il faut dire que le monde reste largement méconnu à l’époque, et qu’on a une fâcheuse tendance à confondre l’Inde et l’Ethiopie, l’Asie et l’Afrique.
C’est en Inde et aux sources du Nil que les Pygmées sont toutefois le plus fréquemment mentionnés dans la littérature, et dans des paysages nilotiques qu’ils sont représentés sur les mosaïques.
D’ailleurs, il est normal que les Pygmées des mosaïques ne soient majoritairement pas noirs. Pour les esprits de l’Antiquité, les Africains n’étaient pas noirs ; seuls les Ethiopiens l’étaient.
Homère, le premier à en parler, ne se mouille pas trop en les localisant « vers le cours de l’Océan », soit le bout du monde (Iliade, III,1-9).…Ils sont ensuite repérés en Inde par Ctésias.
Hérodote est aussi bien prudent : il ne parle pas directement des Pygmées dans l’épisode des Nasamons aux sources du Nil mais « de petits hommes, d’une taille inférieure à la moyenne » (Histoires, II, 32-33)
Aristote, qui a de la jugeote, est le premier à les situer aux sources du Nil en se fiant à la migration des grues : « car leur migration les conduit des plaines de Scythie aux marécages de la Haute Egypte où le Nil a sa source : on dit même qu’elles y attaquent les Pygmées » (ibid, VIII, 12)
Quant à Strabon, il prend Homère pour un vieil affabulateur et remet même en question l’existence des Pygmées :
« (…) Il n’y a pas lieu (…)de s’étonner de cette ignorance à propos d’Homère, puisque les auteurs plus récents que lui suppléent à leur ignorance, qui est grande, par des inventions fantastiques. Hésiode parle d’hommes « demi-chiens », ou « à grosses têtes », et de Pygmées, Alcman « d’hommes qui se font ombre avec leurs pieds, Eschyle d’hommes « à têtes de chiens », « aux yeux dans la poitrine », « à l’œil unique », et ainsi de suite à l’infini » (3).
« C’est à eux que l’on doit la mention d’hommes aux oreilles comme des lits, ou sans bouches, ou sans nez, d’hommes à l’oeil unique, aux membres allongés, ou aux doigts recourbés en arrière (…) Tous les historiens de l’Inde se sont révélés dans l’ensemble de fieffés menteurs (…) au premier chef, il faut se méfier de Déimaque et de Mégasthène, ils ont fait revivre également le combat homérique des grues contre les Pygmées qu’ils disent hauts de trois empans » (4)
Les artistes n’ont cure de tout cela.
On retrouve ces êtres difformes partout, sur des mosaïques de toutes les provinces de l’Empire : dans le Latium (Rome, Ostie) où elles foisonnent ; mais aussi en Étrurie, en Ombrie, en Transpadane et à Pompéi ; en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Libye), en Espagne, en France où ils vont se nicher jusqu’au couvent du Verbe Incarné de Lyon (sur une frise aujourd’hui perdue,(6).
Jesus Marie Joseph !!!
Pourtant, vers la fin de l’Empire, les doutes sur leur existence réelle ou supposée existent encore.
Saint-Augustin, évêque d’Hippone et africain de Carthage (354-430), les ressasse en boucle :
« On se demande encore si des fils de Noé, ou plutôt de cet homme unique dont ils sont eux-mêmes issus, ont pu sortir ces monstres humains dont parle l’histoire des peuples : ainsi, dit-on, des hommes n’ont qu’un oeil au milieu du front, (…) d’autres ont la taille d’une coudée, d’où vient que les Grecs les appellent « Pygmées », du mot coudée » (7)
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Le Pygmée grotesque,
un « must » de l’Antiquité pendant neuf siècles
A l’époque d’Aristote, cela fait déjà plus d’un siècle que l’on représente des Pygmées difformes, grotesques et contrefaits.
En effet, de fameux artistes Béotiens (ça ne s'invente pas !) ont ouvert le bal au Vème siècle avant J-C.
Sur des vases du Cabirion de Thèbes, les Pygmées sont difformes, dotés de grosses têtes et de membres courts, sauf le sexe qui reste grand. Certains sont nus, d’autres vêtus d’un bonnet et de bottines…
L’iconographie du Pygmée grotesque est née ; Elle durera toute l’Antiquité, soit neuf siècles, jusqu’à la chute de Rome.
Comme personne ne sait à quoi ils ressemblent exactement, leur représentation dans l’art antique est très riche et variée : « Soit ce sont de petits hommes bien proportionnés et sans aucune disgrâce (le Pygmée « néo-classique »), soit ils apparaissent avec des déformations physiques importantes, grosses têtes, membres courts et torses, gros ventre, grand sexe (le Pygmée grotesque…) » résume une des meilleure spécialiste française de la question (1).
Avec une tendance marquée pour le burlesque...surtout chez les Romains.
Les Romains, c’est connu, aimaient bien se divertir. Le rire était lié à la fécondité et éloignait le mauvais oeil.
Bossu, ventru, le nez pointu, jambes gonflées, macrophallique, macrocéphallique, postérieur proéminent, le Pygmée lambda ne passe pas inaperçu…
La représentation des Pygmées dans des activités comiques, parodiques, voire carrément scabreuses, avec le burlesque de leur apparence, devait plaire vu les quantités de mosaïques disséminées aux quatre coins de l’Empire. Mais ces mosaïques ne sont pas forcément placées au salon….
Pour lutter contre les féroces animaux, les Pygmée a toujours des armes dérisoires, pour forcer le comique et le ridicule de la situation.
Quelques exemples, en vrac :
A Italica, (Espagne), sur un pavement de latrines, figure un Pygmée barbu à gros sexe que les guides sévillans connaissent bien sous le nom du « noir à trois jambes ». Un autre Pygmée, allongé à plat ventre au sol, se fait picorer les fesses par un échassier juché sur son dos (2).
Toujours dans des latrines (ou une remise) des thermes de Neptune, à Ostie, un Pygmée bedonnant, pourvu d’un sexe démesuré et d’énormes fesses, poursuivi de près par un crocodile, lui pète au nez afin d’en réchapper (3). Ca marche ?

"Papa, au secours (1ère ligne renversée) ; Attention, ne me donne pas de coup de bec sur le phallus"
Mosaïque d'Amphissa, province d'Achaïe, III ème siècle après J-C.
Sur la mosaïque des Saisons de Zliten, deux Pygmées attaqués par des oiseaux, se défendent comme ils peuvent. Pendant que le premier lâche un gaz, l’autre est à quatre patte lâchant aussi un gaz pour éloigner un canard (4).
Sur une autre, légère variante : un Pygmée au sexe énorme et qui navigue sur une amphore tente d’échapper à un hippopotame en lui faisant pipi dessus (5).
Les Romains aimaient vraiment s’amuser….et les parties fines.
Plusieurs mosaïques - exclusivement italiennes - figurent des scènes de symplegma (la partouze du profane) mettant en scène des Pygmées.
Ainsi, cette mosaïque romaine retrouvée (encore !) dans les latrines des thermes d’un honnête citoyen, Dioclétien, où l’on voit, à quatre pattes sur un bateau, une femme sodomisée par un Pygmée vers lequel elle se retourne pour l’apostropher en levant sa main et son index droit. (6) Très chic….
Cette autre, qui a peut-être décoré un lupanar de la banlieue de Rome, représentant 3 couples de Pygmées, chacun sur sa barque occupé à sa manière à son affaire….avec un voyeur et un hippopotame dans les parages (7).
A Ostie, c’est encore plus diversifié. On voit des hommes pygmées faire des choses entre eux. Les uns à terre, les autres en barque (8)... Chacun sa galère.
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Epilogue de la période antique
Après le passage des Ostrogoths en 476, les Romains n'ont plus envie de rire....
Rome n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Les Pygmées vont eux aussi entrer discrètement dans une ère trouble.
D’ailleurs, une des dernières mentions de cette période faite à leur sujet, celle d’un voyageur en Ethiopie nommé Nonnosos (au VIème siècle après J-C.), ne parle pas d’eux directement, mais d' «êtres de forme et d’apparence humaines, de taille très petite, noirs de peau, avec une épaisse toison de poils sur tout le corps… » (8)
Puis, plus rien ou presque pendant le Bas-Moyen Age, le Haut-Moyen Age, la Renaissance, le Siècle des Lumières….
Une aubaine pour les Pygmées. Un répit…
Jusqu’à ce jour fatal de 1870 où, au fin fond de la forêt congolaise, ce pauvre Andimokoû est tombé nez à nez avec un ….Allemand !!!
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(1) : Homère, Iliade, III, 1-9,
(2) : Hésiode, Catalogue des Femmes, 150, 8-19,
(3) : Aristote, Histoire des animaux, VIII, 12,
(4) : Aristote, De la génération des animaux, II, 8, 748b-749a
(5) : Photius, Bibliothèque, cod.72, 46a-b
(6) : Pline l’Ancien, Histoire naturelle, IV, 44 (Thrace) et V, 108-109 (Carie)
(7) : Philostrate, Vie d’Apollonios de Tyane, III et VI
(8) : Homère, Iliade, III,1-9
(9) : Hérodote : Histoires, II, 32-33
(10) : Aristote, Histoire des animaux, VIII, 12
(11) : Strabon, Géographie, VII, III, 6
(12) : Strabon, Géographie, II,I, 9
(13) : la seule autre mosaïque romaine avec Pygmées située en France, celle de Villelaure (près de Narbonne) a été également perdue…
(14) : Saint-Augustin, La cité de Dieu, XVI, 8, 135.
(15) : l'excellente thèse de doctorat d'Ismérie Boissel, L’Egypte dans les mosaïques de l’Occident romain, http://scdurca.univ-reims.fr/exl-doc/GED00000538.pdf
(16) : mosaïque de la « casa de la exedra », Italica, estimée fin IIième, in situ,
(17) : mosaïque des thermes de Neptune, Ostie (Italie), pièce près de l’entrée Est, estimée 132-139 après J.-C, in situ,
(18) : mosaïque des Saisons, Zliten (Lybie), estimée début IIème siècle après J.-C., conservée à Tripoli, musée archéologique, inv. n° 22
(19) : : mosaïque de Collemancio, Italie, estimée IIème siècle après J.-C., surintendance de l’Ombrie, inv. n° 124 698
(20) : mosaïque des cellae vinariae, Rome conservée à Rome, estimée première décennie du IIème siècle après J.-C, Musée national romain, Palazzo Massimo, alle Terme, inv. n° 125535
(21) : mosaïque de Santo Stefano Rotondo, Rome, estimée IIIème siècle après J.-C., conservée à Naples, Musée national, inv. n° 122861
(22) : mosaïque d’une des « case a giardino » (estimée IIIème siècle après J.-C)., et mosaïque de l’ « Isola Sacra » (estimée deuxième moitié du IIème siècle après J.-C)., Ostie, in situ
(23) : Photius, Bibliothèque, cod. 3
La suite : Moyen-Age et Renaissance









