ENTRE LE CHIMPANZE ET L’HOMME, IL Y A LE PYGMEE
Histoire des Droits de l’Homme, pas du PygméeDans l’échelle des valeurs sociales du Bantou, le Pygmée se situe entre le chimpanzé et l’Homme. C’est ainsi.
Les exceptionnels programmes d’éducation menés auprès d’écoliers et d’adultes bantous pour leur prouver le contraire, et faire évoluer les mentalités, ne changent guère la donne.
Traités comme des serfs, voire comme des « biens » par les populations bantoues, les Pygmées sont PARTOUT victimes de graves violations des droits de l’homme, dans les neufs pays où ils vivent, de la façade atlantique à la région des Grands Lacs.
Les pires violations (meurtres, viols, tortures,...), guerre permanente oblige, sont surtout situées au Congo et en RDC (ex Zaïre), pays où le Pygmée n’y a jamais été recensé.
Son éventuelle soudaine disparition du paysage n’émeut pas vraiment personne.
Les autres violations (servage, violences physique, spoliation, mépris, injustice,..) sont unanimement répandues partout où le Pygmée vit.
« Les pygmées sont « de la petite viande qui parle »
(adage zaïrois).
Oubliés de l’Histoire, abandonnés par les Etats, les Pygmées n’ont droit en général à rien.
Ni école, ni dispensaire, ni justice, ni droits civiques, ni même accès à la pompe à eau du village.
Considérés comme des sous-hommes, ils sont absents de tous les secteurs, économique, politique, culturel.
Les rares programmes les concernant consistent toujours à les sédentariser (éducation, agriculture, élevage), au lieu de viser à les maintenir, et c’est encore parfois possible ( !), dans des forêts préservées.
Ainsi, encensés par les grandes ONG de sauvegarde de l’environnement pour leur culture de la conservation de la nature, les Pygmées n’en sont pas moins expulsés – sans ménagement ni indemnisation des forêts de leurs ancêtres en raison de la création de réserves et de parcs nationaux, au Congo, au Zaïre, au Cameroun….parfois protégées par ces mêmes ONG !!!
Vu l’ « accueil » pour le moins odieux qui leur est réservé hors de leur forêt, nombreux sont ceux qui pensent comme ce Pygmée zaïrois qui a décidé de retourner y vivre avec toute sa famille : « C’est vrai que les éléphants, les buffles et les antilopes, nos cibles favorites, ont été décimés. Mais tout n’a pas disparu. Nous allons nous recycler dans la chasse aux taupes, aux boas….Nous ne pouvons pas vivre avec des gens qui ne nous aiment pas et qui se moquent de nous. »
Souvent, la tradition locale bantoue proscrit les relations sexuelles avec les Pygmées. Il arrive cependant parfois de rencontrer des couples mixtes, composés d’un homme bantou et d’une femme pygmée.
Une véritable aubaine !!!
En cas de grossesse inopportune, pas de problème non plus : l’homme nie la paternité, vire la menteuse ou prend la clé des champs.
Considérée comme souillée, elle serait au choix, soit bannie de la communauté, soit déclarée "sorcière" et, en conséquence selon certaines traditions locales (RCA par ex), enterrée vivante au sommet d'une termitière, la tête en bas, les pieds dépassant......
Mieux que le massage thaï
Plus expéditif, le viol. « Pas une semaine ne se passe sans qu’une fille pygmée ne soit violée par des individus bantous. Ces viols fréquents se déroulent dans les champs, au village et même dans les cases de ces Pygmées (….), parfois au nez et à la barbe de leurs époux » écrit l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme dans son rapport 2004, qui dénombre également quantité de parties de « terre à terre » dans les commissariats, version locale du viol collectif ou de la « tournante » des caves de nos cités.
Rwanda : autre pays, autres mœurs. Coucher avec une fille pygmée peut soigner les hommes qui ont mal au dos, selon une croyance locale bien ancrée. Sachant que les filles pygmées peuvent débuter leur sexualité vers 9 ans, les rares parents pygmées qui peuvent envoyer leurs filles à l’école, hésitent du coup à le faire (2).
Pourtant, on dit toujours que l’aventure est au coin de la rue ?!?
Pour soigner sa bourse
Ca tombe bien : les filles pygmées, en plus de la curiosité toute physique qu’elles suscitent auprès des mâles bantous, sont bien moins chères, …et n’ont jamais entendu parler de capote.
Un fait divers cocasse en RDC nous apprend ainsi qu'elles sont de plus en plus prisées en raison aussi de leur qualité de "véritables femmes londoniennes" (3). Ca laisse songeur....
De toute façon, selon une croyance répandue dans plusieurs régions d’Afrique centrale, se faire un terre-à-terre avec une Pygmée peut même soigner du Sida (1)…..
C’est ainsi que cette maladie commence, elle aussi, à faire des ravages chez eux. (voir Exclusion sanitaire / sida).
(2) : Santé et éducation des enfants pygmées au Rwanda , les héritiers de....
(3) : Un commandant de police dénude publiquement sa fille pour la...., digitalcongo
ACCES A L’EDUCATION
Les Pygmées au piquet
Les Pygmées s’intéressent-ils à l’école? L’école s’intéresse t’elle à eux ?
A questions délicates, réponses prudentes…
Certainement oui : en bons parents, comme tout le monde, ils veulent le meilleur pour leurs enfants ; mais au regard de ce qui attend leur progéniture au sein du très féroce monde bantou à l’ostracisme tenace, les Pygmées sont déjà nettement plus circonspects.
En fait, ils se méfient comme de la peste de l’instruction qu’on veut leur inculquer.
Et ils ont raison…
Finalement, comment dit-on « à quoi bon ??? » en pygmée ?
En matière d'éducation, deux situations co-existent selon le pays où vit le Pygmée :
1. Les pays déjà très déforestés, et souvent économiquement plus développés : Gabon, Cameroun, région des Grands Lacs.
Les Pygmées sont « sortis » des profondeurs desdites forêts depuis longtemps, habitent dans les villages bantous ou à proximité. Recensés, ils sont en état d’acculturation avancée, mais ne se précipitent pas pour assimiler la nouvelle culture qui leur est proposée. Elle ne leur convient décidement pas.
L’école existe, et ils y vont. Parfois….
Le schéma est alors toujours le même : les enfants pygmées vont un peu à l’école qu’ils abandonnent très vite pour participer aux travaux de leurs parents.
2. L ’Afrique centrale encore « forestière », soit trop pauvre (Centrafrique), soit trop agitée par les guerres (Zaïre, Congo).
Une poignée d’associations, religieuses et civiles, s’échinent à vouloir inculquer la base des rudiments de l’alphabétisation à quelques poignées de Pygmées vivant dans les campements de lisière ou près des villages.
Pour ceux d’entre eux qui vivent encore en forêt, heureusement, rien n’est prévu.
C’est école buissonnière toute l’année, tant que la forêt est là.
Pour quels résultats?
Tableau noir et noir tableau
CENTRAFRIQUE
Sur le sujet, on cite invariablement le cas d’un Pygmée qui serait devenu instituteur dans les années 70.
Vite dégoûté, on ne sait par quoi, il aurait regagné la forêt…
CONGO et RDC (ex ZAÏRE)
Carrément aucune donnée sur les 200 à 300 000 Pygmées de ces 2 pays !!!
Si vous en avez….
CAMEROUN
Le précurseur : la politique de scolarisation engagée tout de même depuis 25 ans à l’égard des Pygmées ne semble pas avoir eu le succès escompté, loin s’en faut.
Les taux d’illettrisme et d’analphabétisme sont de loin supérieurs à la moyenne nationale, et les 40 000 Pygmées Baka, Bokola/Bagyeli et Tikar sont toujours considérés comme des sous-hommes par l’écrasante majorité des 17 millions de camerounais.
GABON
Pays riche entre tous grâce à la manne pétrolière, l’initiative gouvernementale d’éduquer les Pygmées fut prise en…2001, et doté d’un budget conséquent (1,6 millions $).
Résultat en 2006 : « Un seul pygmée, du nord du Gabon, a franchi le cap de la classe de troisième de l'enseignement du premier cycle du second degré alors qu’au nord-est du pays, un autre pygmée a forcé le destin pour s'arrêter au premier cycle des études universitaires ».
Nul ne sait ce qu’ils sont devenus.
(Voir aussi NEWS en page d'accueil)
BURUNDI
3 000 enfants dans le primaire, 100 en secondaire, 4 à l’université (chiffres 2003)....
Pays où l’amour du prochain a disparu depuis longtemps, surtout envers le Pygmée, les petits enfants pygmées, dans les villages, sont nus jusqu’à l’âge de deux ans. Faciles à reconnaître !
Ceux qui ne meurent pas de pneumonie, dysenterie, paludisme ou autre chose sont ensuite recensés à l’âge de deux ans par les Autorités. Pratique…
Ainsi, sur les 12 122 enfants pygmées Twa dénombrés précisément en 1998, 2897 fréquentaient le primaire, 50 autres l’école secondaire, et un seul rescapé était à l’université !
Quel choix s’offrent aux autres, hormis le statut de mendiant ? Devenir potier, le pire des métiers là-bas, comme leurs parents, ou…..potier.



